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Espoir


Marin, toi le complexe et la contradiction
Tu navigues au travers de la science fiction
Breton, toi le réflexe et la révolution
Tu rejettes tes fautes comme l’absolution.
 
Sans cesse perpétré dans ton royaume passé
Tu t’entoures de tes rêves tour à tour amassés
Et moi, toujours présente en la réalité
J’existe dans ta tête comme une banalité.
 
Mais te souviens-tu comme l’un et l’autre semblables
Nous échangions nos vies dans l’indéfinissable,
Pareils à des aimants nos regards confondus
Faisaient battre nos coeurs et nos corps éperdus.
 
Côte à côte très forts nous nous sentions vainqueurs
De tous nos maux passés, de tous nos cris, de nos pleurs,
Et quand déjà hardie surgissait l’ennemie,
Nous faisions feu ensemble d’un accord établi.
 
Le contact pourtant devenait trop puissant
Une perle de boue s’est posée sur l’aimant
Afin que notre histoire d’amour ainsi finisse
Et que nos rides comme par prédilection se plissent.
 
Telle une soeur jumelle j’évade mon esprit
Et viens te retrouver à l’aurore de la nuit,
Tel un contrat tacite envahi d’appétit
Je te confie ces mots que pour toi j’ai écrits.
 
Marin, chuchote-moi dans le creux de l’oreille
Le refrain de la mer pour meubler mon sommeil,
Breton, saisis ma main comme tu sais le faire
Pour habiter mon âme de ta pleine athmosphère.
 
Toi, mon frère, mon ami, mon complice, mon amant
Viens apaiser ma vie de tes propres tourments,
Calme donc mes tempêtes et tous tes mauvais temps
Dans ce lit paradis, symbole de firmament.
 
Oh ! Marin, toi dont les yeux purs couleur de ciel
Ensevelissent ma mort d’une coulée de miel.
Et dans mon sang gravé, un fil inébranlable
Une soudure secrète, pour moi intrahissable.
 
Quand je serai bien vieille, le soir au coin du feu
Une lueur ardente enflammera mes yeux,
Le souvenir d’un homme à nul autre pareil
Que ma pensée de femme tint toujours en éveil.
 
Je te fais la promesse en l’honneur d’un été
De réserver un vide à jamais incomblé.

Nicole Béraud



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